LA PROMENADE DES GLORIEUX DE MONTRÉAL: LE RÊVE
La promenade des glorieux est une idée originale de Billy Georgette, musicien de jazz montréalais. Georgette voyait une promenade où les plaques en bronze bilingues seraient scellées dans les trottoirs du VSR jusqu'au Centre Bell.
En février 1992, notre défunt ami, conseiller municipal, chroniqueur et possiblement le plus fière Montréalais, Nick Auf der Maur, a présenté 1'idée dans une chronique qu'il a écrite pour The Montreal Gazette. Dans cette article intitule « Speaking of the Stanley Cup, Let's Tout our Hockey History &raqo;, Nick a fait connaître quelques faits peu connus déniches par un dénomme Billy Georgette. (Essayez le QUIZ pour un défi!). Nick, un ami et un admirateur de Billy Georgette, a écrit:
Billy is a hockey enthusiast, and his enthusiasm is infectious. He's a member of the Society forInternational Hockey Research, associated with the Canadian Amateur Hockey Association Hall of Fame in Kingston, Ontario. He's been waging a campaign to have Montreal recognized as the real birthplace of hockey as we know it. In the early '40s, the CAHA designated Kingston as the birthplace, based on report of [a] game of shinny (or bandy or hurly) played there by military men in 1855. ... Georgette's argument is based on historical accounts of the first real game of hockey played on March 3, 1875, at Montreal's Victoria skating rink, and the first rink shaped like the modem hockey rink. The Victoria rink, which was the first public building in Canada to have electricity, basically defined hockey. It stood where the Tilden [now. National Car Rental] garage is today, between Stanley and Drummond streets. Because of the distance between Stanley and Drummond, the rink was about 202 feet by 85 feet, the approximate NHL standard today. ...
Molson, Canadian Pacific and the Canadians should build an appropriate memorial plaque at the old Drummond Street site. The sidewalk leading down to the new Forum should be turned into a sidewalk of hockey stars, with embedded bilingual plaques commemorating all the hockey greats who made Montreal hockey, including all Stanley Cup winning teams. We must recapture our hockey history and celebrate it. It is one thing that all Montrealers can take pride in. ... Billy Georgette and I urge readers to write to the proper authorities demanding they carry out these very sensible recommendations. It is our history and it deserves to be told.
Le mois de juin suivant. Nick a revisité le sujet afin de faire connaître encore d'autres faits (peu connus) relié au hockey. "The response to [the Feb. 26, 1992] column was quite interesting", il a dit,
I received letters from a number of people who, quite separately, have been enthusiastically researching our hockey history. Michel Vigneault, a [then] PhD student in sports history who is doing his thesis at Universite Laval on the development of hockey in Montreal, writes that, in fact, Montreal teams have won the Stanley Cup 40 times, not 38 as stated in various references. "The trophy was competed for on a challenge basis before 1914," he writes. "Some seasons saw two winners of the Cup. [...]' '(The Montreal Gazette, June 3, 1992)
Si l’enthousiasme de Billy pour le hockey était contagieux, donc, tel était le cas pour Nick Peu après qu il ait écnt sa chronique de février. Nick s'est retrouve a bavarder sur le sujet avec une ancienne camarade, l'avocate montréalaise Allison Turner. "Sais-tu d'où viennent les dimensions de la patinoire standard" pour le hockey?" lui a-t-il demandé. "Non," répondit-elle "Eh bien la longueur de la glace est la distance entre les rues Stanley et Drummond au Centre Ville de Montréal - approximativement 220 pieds." Incrédule, Turner ne le croyait pas. "Mais c'est vrai! Nick a insisté. "II y a tant d'histoire du hockey ici même au Centre Ville Montréal dont pratiquement personne n'est au courant." Nick faisait allusion au site de 1'ancienne patinoire Victoria. Construit vers la fin du 19e siècle (derrière ce qui est maintenant I'Hôtel Sheraton) cette patinoire intérieure ovale était la première de son genre. A l'époque, toutes les patinoires intérieures étaient rondes. Elles servaient plutôt pour les carnavals et les bals masques - mais pas pour les sports compétitifs (pourtant, le patinage de vitesse était a ses débuts...)
Apres le décès de Nick, ses amis ont fait pression (avec succès) pour nommer une ruelle située près de la rue Crescent en son honneur : la ruelle Nick-Auf-der-Maur. Ses amis ont également publié un livre intitulé "Nick: A Montréal Life" (éditeur, Dave Bist). Cet ouvrage est un rassemblement des chroniques de Nick organises par sujet. II s'agit d'une gemme. En 2001 pendant qu'elle lisait les chroniques de sports de Nick, Turner est tombée sur le sujet de la patinoire Victoria et la promenade des glorieux. La promenade des glorieux, ce musée en plein air allait de soi tant que Turner s'est demande pourquoi l'idee n'était pas encore devenue une réalité. Et si elle y mettait du sien?
Turner a donc contacté Billy Georgette, Michel Vigneault ainsi que Earl Zukerman de la « Society for International Hockey Research » afin de s'assurer de leur appuis. Apres avoir parle avec d autres montréalais, elle a pu conclure assez rapidement que la promenade des glorieux était un projet unanime qui attirait un grand appui public et qui pouvait engendre la levée de fonds nécessaire a sa réalisation grâce a des commanditaires.
Hockey Héritage Montréal a récemment reçu le statut d'organisme de charité par le gouvernement fédéral. A travers HHM, Turner est convaincu que La Promenade des glorieux de Montréal deviendra une réalité. Sur réception d'une approbation officielle de la Ville de Montréal, le projet entamera la prochaine étape, a savoir la promotion et la levée de fonds Avec le succès actuel de nos chers Habitants (Habs), le timing ne peut être meilleur !
